Lorsqu'on parle de musique traditionnelle ou de tradition, on parle de ces éléments - qu'il s'agisse aussi bien de chansons que de pièces instrumentales - transmis de bouche à oreille, sans supports écrits, et qui peuvent provenir de deux générations comme de plusieurs siècles. Il est donc question d'un phénomène culturel à caractère proprement humain.

Nous pourrions même dire que la musique traditionnelle remonterait à l'apparition du chant chez l'être humain, de son besoin de s'exprimer par des sons.

Utilisée de manière rituelle, ancrée dans l'univers et le quotidien des humains, la musique traditionnelle suit le cycle de la vie et des événements qui marquent sa destinée.

       
La musique traditionnelle possède, tout comme les autres formes de musique, des règles, des lois et un langage qui lui sont propres. Ainsi, tout ne peut être appelé musique traditionnelle et il ne suffit pas de taper du pied et de jouer du violon pour se qualifier de musicien traditionnel.    

Il ne suffit pas de taper du pied et de jouer du violon pour se qualifier de musicien traditionnel.

       


- On chantait, ne vous déplaise !
- On chantait depuis toujours
- On chantait à Saint-Côme
- Un répertoire local
- Textes à l'appui

   

La créativité en musique traditionnelle est également plus intrinsèque, moins volontaire que dans d'autres genres musicaux puisque l'idée de base, est de conserver et de transmettre ce que l'on a entendu, ce qui n'exclut pas toutefois, un apport de création.

 

Les Charbonniers de l'enfer.

   

Au départ, la chanson est utilisée de manière rituelle. Elle devient une façon de demander des choses, une sorte d'incantation (du latin incantare, enchanter, chanter) en vue d'obtenir des faveurs (pluie, fertilité du sol etc.). D'où l'existence du refrain qui répète la prière ou la requête et qui fait encore partie aujourd'hui de la forme chanson.

Directement liée à l'homme et à la nature, elle marque les passages importants de la vie, dont celui des saisons. Il n'est donc pas étonnant qu'encore ici au Québec, la musique traditionnelle se fasse principalement présente durant le Temps des Fêtes et lors des célébrations de la Saint-Jean-Baptiste puisque ces deux périodes correspondent aux solstices d'hiver et d'été.

       

Contrairement à ce que nous entendons aujourd'hui, musique et chanson n'étaient pas au départ associées.

Ou bien l'on chantait sans accompagnement ou bien l'on faisait de la musique, la plupart du temps pour conduire la danse. Jamais on ne mêlait les deux formes. Ce n'est que très récemment que les choses ont changé. Encore de nos jours, on se réunit à l'occasion, notamment à Saint-Côme, pour des veillées strictement de chansons.

   

La chanson marque les passages importants de la vie, dont celui des saisons.

       


• Il y a bien longtemps
• Des recueils de chansons
• Sérieusement pour le palisir
• Problèmes de diffusion

   

La Famille Sylvestre.

 

 

Photo extraite du site de la réserve de la Manawan.

   

Il ne subsiste que peu de manifestations de la musique traditionnelle des premiers habitants en terre d'Amérique. La troupe Sagana de Sainte-Julienne, qui a aujourd'hui cessé ses activités, a présenté durant plusieurs années des spectacles de danses autochtones ici et à l'étranger.

La musique était limitée à un accompagnement rythmique sur le tom tom amérindien, le chichiguan (sorte de maracas) et la tortue.

 

     
 


• Une formation amérindienne
• Nouvelle orientation pour le groupe
• Projet de disque
• Une histoire à suivre

 

Les pratiques musicales sur la réserve de la Manawan semblent vouloir reprendre de la vigueur depuis quelques années après une période de relative tiédeur. Selon Régis Niquay, seul membre encore actif au sein du groupe Pinaskin, les Amérindiens de la réserve ont recommencé à accorder plus d'intérêt et d'énergie à transmettre la tradition depuis une quinzaine d'années.

Concentrée principalement autour des cérémonies de guérison qui se pratiquent quotidiennement sous la grande tente, la transmission consiste en des rituels qui intègrent chants, prières et musique d'accompagnement. Toute la communauté est invitée à participer à ces manifestations et elle y répond en grand nombre.

 

 

Dans la réserve de la Manawan, la transmission consiste en des rituels qui intègrent chants, prières et musique d'accompagnement.