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Jusqu'à
tout récemment, la chanson a toujours fait partie des
coutumes des Québécois. Toutes les occasions
étaient bonnes pour chanter et il y avait des chansons
pour toutes les occasions.
Avec
l'apparition de la radio puis de la télévision,
entre autres, les usages se transforment et la chanson interprétée
au travail et à la maison perd de sa popularité.
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| On
devient trop occupé, voire trop distrait par tout ce
qui se passe autour, pour chanter. Les anciens ne disent-ils
pas qu'on chantait alors parce qu'il n'y avait rien d'autre
à faire? |
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Lanaudière
est principalement reconnue pour son répertoire
de chansons.
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Lanaudière
est principalement reconnue pour son répertoire de
chansons. Il provient en majeure partie du folklore acadien
qui a eu un très grand rayonnement dans la région.
Les plus anciennes remonteraient au Moyen Âge alors
que les plus récentes ont été composées
dans la région même.
«
Si
le répertoire contient des chansons appartenant à
toutes les catégories (chansons en laisse, strophiques,
en dialogue, énumératives, sur des timbres)
identifiées par Conrad Laforte dans les Poétiques
de la chanson traditionnelle française, certaines
formes comme les chansons en laisse et strophiques semblent
plus fréquentes et plus répandues.
Indépendamment
de la structure poétique, l'on peut remarquer que
plusieurs de ces chansons prennent l'allure de chansons
à répondre dont l'exécution
implique tout l'auditoire.»*
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Jacques
Larochelle, Festival Mémoire et Racines, 2000.
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Note
:* Extrait de Corpus de faits ethnographiques québécois,
région de Lanaudière.
Préparé par Gynette Tremblay et Yves Bergeron.
Québec 1983.
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La
plupart des hommes du village travaillaient comme
bûcherons dans les chantiers et chantaient le
soir ou lors de fêtes.
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Dans
plusieurs paroisses de la région on compte un nombre
impressionnant de chansons, mais Saint-Côme semble avoir
conservé un répertoire particulièrement
riche.
Est-ce
dû à la proximité des chantiers ? Il est
permis de le penser.
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La
plupart des hommes du village travaillaient comme bûcherons
dans les chantiers et chantaient le soir ou lors de fêtes.
L'occasion était idéale pour apprendre du répertoire,
échanger des chansons et en apprendre de nouvelles
de ceux qui venaient des autres régions.
La
population de Saint-Côme aurait-elle développé,
suite à cet héritage, une passion particulière
pour la chanson ? C'est bien possible !
Toujours
est-il que nous savons que les veillées en famille
réunissaient souvent plus de cinquante personnes et
étaient monnaie courante jusque vers la fin des années
1970.
On
s'assoyait en cercle dans la plus grande pièce de la
maison et, chacun à son tour, on interprétait
une pièce de son répertoire.
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Eric
Beaudry, Mémoire et Racines, 2000
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Éric
Beaudry, aujourd'hui membre des groupes Norouet
et Ni
Sarpe ni Branche, a participé à ces soirées
alors qu'il était adolescent. Il interprétait
alors des chansons qu'il avait intégrées à
son propre répertoire. La coutume s'est en bonne
partie perdue, mais on se réunit encore dans certaines
familles comme chez les Bordeleau et les Larochelle pour
chanter.
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Petit-fils de violoneux
Une révélation : Hommage aux aînés
En quête d'un répertoire personnel
Des actions concrètes
Il était un petit navire en pays inuit
La recherche : un lot de surprises et d'émotions
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Il
y avait beaucoup de respect entre les chanteurs. Personne
ne serait allé voler la chanson d'un autre, par exemple,
surtout s'il savait que c'était l'une des rares qu'il
connaissait.
L'occasion
était à la fête et non à la compétition.
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Selon
Éric Beaudry, il existerait un répertoire local
comprenant particulièrement des chansons de chantier.
Il s'agirait principalement de complaintes, composées
à l'époque sur des mélodies peut-être
déjà existantes, qui n'ont pas été
collectées par les nombreux musiciens de Saint-Côme
et de l'extérieur qui ont puisé ici une partie
de leur répertoire.
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Il
faut dire que ces musiciens s'intéressaient généralement
davantage aux " chansons à répondre "
qui swinguent, les chansons de party, plutôt qu'aux
compaintes. Il reste donc à faire un collectage de
pièces moins populaires.
C'est
ce que se propose de réaliser bientôt Éric
Beaudry qui, à trente ans, prend conscience que les
vieux vieillissent et qu'un jour
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Les
musiciens d'aujourd'hui s'intéressent davantage
aux " chansons à répondre "
qui swinguent, les chansons de party, plutôt
qu'aux compaintes.
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Nous
avons retrouvé dans Corpus de faits ethnographiques
québécois, région de Lanaudière
une pièce recueillie à Saint-Côme par
Monique Jutras et intitulée La chanson d'un voyageur.
Le compositeur de la chanson se nomme lui-même dans
le texte : « Thériault mais c'est mon
nom ». S'agirait-il d'un Thériault de Saint-Côme ?
On peut le supposer, mais impossible de l'affirmer.
Nous
en reproduisons ici les paroles ainsi que celle de deux autres
chansons : Chanson pour Louis Bazinet et Tom Nulty. Cette
dernière sera précédée d'un petit
texte d'explication situant cette composition inspirée
d'un fait réel qui se serait passé à
la fin du XIXe siècle.
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La
famille Thériault en 1998.
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À propos de Tom Nulty
La chanson d'un voyageur
Chanson pour Louis Bazinet
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