La musicienne Danielle Martineau a pour mandat de poursuivre la recherche en vue de constituer la Bibliographie du patrimoine vivant lanaudois.

 

Une sorte d'état de situation sur ce qui a été collecté dans Lanaudière entre 1860 et 1970.

 

 

Le projet de constituer la Bibliographie du patrimoine vivant dans Lanaudière a pris naissance en 1992. Il était parrainé au départ par l'Association folklorique de Lanaudière alors sous la présidence de Marcel Ducharme et présenté en collaboration avec le Conseil de la culture de Lanaudière.

Pour diverses raisons, il n'a pu être mené à terme. Neuf ans plus tard, le besoin se fait toujours sentir et la responsabilité de réaliser cette recherche est confiée à Danielle Martineau.

     
L'objectif du projet est de répertorier, en un document, toutes les références concernant les archives touchant le folklore et le patrimoine vivant de la région, puis, afin d'en faciliter l'accès, de situer l'endroit où on peut retrouver ces documents ainsi que la meilleure façon de les consulter.      
Il s'agit d'un travail de base pour les gens de la région qui permettra de savoir ce qui existe et ce qui a déjà été fait. Une sorte d'état de situation sur ce qui a été collecté dans Lanaudière entre 1860 et 1970 environ.

 

Ernest Gagnon, organiste, folkloriste et compositeur.

 

Les premiers écrits recensés remontent à ceux d'Ernest Gagnon, organiste à Québec, mais également à Joliette, qui a recueilli les chansons interprétées par les élèves du Collège de Joliette vers 1860.

Nous possédons également ceux d'Édouard-Zotique Massicotte qui a commencé ses enquêtes à la fin du siècle dernier et qui les a poursuivies jusqu'en 1920, notamment à Lavaltrie et à Sainte-Elisabeth.

       

Nous disposons finalement des documents d'Adélard Lambert qui a travaillé avec l'anthropologue Marius Barbeau et recueilli 600 contes et chansons des environs de Saint-Cuthbert. Il faudra se référer aux Archives de folklore de l'Université Laval puisque c'est là que sont conservées les recherches exécutées à Saint-Côme et Sainte-Marie-Salomée, entre autres. On ira également voir du côté des archives à Sudbury.

Des familles de Sainte-Élisabeth, Notre-Dame-de-Lourdes et Saint-Côme se sont déplacées, jadis, dans cette région à la recherche de travail dans les mines, emportant avec eux leurs chansons. Mais comme peu d'ethnomusicologues ont visité Lanaudière, il faudra aussi fouiller les archives familiales en quête de documents écrits, photographiques ou sonores.

     
   

L'anthropologue Marius Barbeau,

 

Il faudra aussi fouiller les archives familiales en quête de documents écrits, photographiques ou sonores.

   
     

 

Plus qu'une simple bibliographie, le projet intégrera des entrevues avec les gens du milieu ainsi qu'avec les descendants de ceux qui ont été rencontrés il y a cinquante ou cent ans. Histoire de voir l'héritage qu'ils ont légué et ce qu'il en est advenu depuis.
   

Un disque composé de collectes sonores de l'époque est en plus au programme. On partira donc à la recherche des traces laissées par des gens comme M. Rocheleau, de Saint-Félix, qui avait paraît-il une manière toute particulière de jouer ou Mme De Larichellière, de Lavaltrie, qui semblait connaître tout un répertoire de chansons militaires.

     

 

       

Le document qui en résultera comprendra une bibliographie sélective (question d'alléger le contenu ) de tout ce qui a été répertorié, les textes d'un certain nombre de chansons, des partitions de pièces instrumentales, des photos anciennes et actuelles ainsi que les transcriptions d'entrevues récentes. De quoi fournir une matière première pour quelque chercheur que ce soit.

Ce travail ne permettra pas d'épuiser le sujet ou de répondre à toutes les questions concernant la musique traditionnelle dans Lanaudière, explique Danielle Martineau, mais sera certainement un bon point de départ pour continuer les recherches.