L'Association folklorique de Lanaudière en action, à Mémoire et Racines, en 2000.

 

       
Fondée en 1989, l'Association folklorique de Lanaudière (A.F.L.) est sans doute encore aujourd'hui l'une des plus grosses associations folkloriques au Québec. Même si elle diffère de par son appellation particulière, elle est liée comme les autres détachements régionaux à l'Association québécoise des loisirs folkloriques et elle partage les mêmes buts :

• Regrouper les personnes qui s'intéressent au folklore

• Développer des services reliés au domaine folklorique

• Organiser des activités folkloriques

Marcel Ducharme en sera le premier président, fonction occupée aujourd'hui par Jean Rivest.

 

Marcel Ducharme (sur la photo) en sera le premier président, fonction occupée aujourd'hui par Jean Rivest.

• Le sens de la fête
• Une tradition orale

   
   

L'AFL lors de la messe folklorique à Saint-Liguori.

  Au cours de ses 12 années d'existence, l'A.F.L. a marqué de sa présence la région de Lanaudière. Depuis ses débuts et sur une base régulière, elle organise des soirées de danse et de musique à Joliette qui permettent à ses membres de se rencontrer, bien sûr, mais également de partager leurs connaissances et d'agrandir leurs répertoires.

C'est une des rares occasions pour les musiciens et chanteurs non-professionnels de jouer en groupe et d'accompagner des danseurs. Ils perpétuent ainsi une forme qui, sans être conforme à celle des soirées du bon vieux temps, s'y apparente.

       

Jean Rivest, actuel président de l'AFL.

 

L'Association participe également à la création de divers événements où elle fait souvent figure d'animatrice et de rassembleur que ce soit lors de veillées organisées avec d'autres organismes, de spectacles pour les fêtes de la Saint-Jean, de journées de plein-air, de rencontres avec des groupes de l'âge d'or ou encore de causeries-démonstrations dans des circonstances les plus variées.

L'AFL a aussi pris part à trois éditions du Festival Mémoire et Racines. Ses membres sont généreux et ne ratent pas une occasion de propager leur amour de la tradition en acceptant une multitude d'invitations.

       

 

Elle aura également permis à des musiciens de renouer avec la pratique assidue de leur instrument en les invitant à ne plus seulement jouer seuls, isolés chez eux, mais à se joindre à d'autres pour partager plaisir et répertoire. Ce fut le cas, par exemple d'Alfred Beaudry qui, à l'âge de 76 ans, a rejoint les rangs de l'Association.

   

Les membres de l'AFL sont généreux et ne ratent pas une occasion de propager leur amour de la tradition en acceptant une multitude d'invitations.

   


• Un violoneux de 86 ans
• Veillées du bon vieux temps
• Un répertoire qui se perd avec les années

 

Troupe de danse La Foulée, au Festival country de Berthier, en 2001, lors de la soirée folklorique organisée par l'AFL.

     
   
  C'est également grâce à l'AFL si l'on danse davantage depuis dix ans un peu partout dans les villages de la région. Car elle n'a pas hésité à se rendre sur place pour transmettre des notions de base en danse traditionnelle québécoise.

 

Certains membres de l'AFL ont même cru bon de proposer de nouvelles activités. C'est le cas d'Henri-Louis Deschênes et de sa femme Claire Marsolais qui organisent depuis 7 ans des journées folkloriques estivales dans leur village à Saint-Liguori.

Déplorant le fait que l'Association soit peu présente au cours de l'été, ils prennent les devants et invitent les gens dans leur cour à faire la fête. La réponse est immédiate et, après 5 années d'activité, ils déplacent le rendez-vous à la salle municipale afin d'être en mesure de recevoir confortablement tout le monde, peu importe la température.

 

 

Henri-Louis Deschênes, organisateur avec Claire Marsolais, de la journée folklorique de Saint-Liguori.

   


• La messe folklorique
• Une soirée sous le signe de la ferveur et de la chaleur

 

L'Association ne regrette qu'une chose, le peu de présence des jeunes à ses diverses activités. Elle a fait des tentatives pour rapprocher les générations, en faisant de l'animation dans les écoles par exemple, mais les résultats tardent encore à venir. Ne serait-ce pas le temps maintenant que d'autres organismes, d'autres intervenants se penchent sur la question et travaillent avec l'Association à construire des ponts?
   

La jeune relève, lors de la journée folklorique.