Le 14 juillet 2001, Claire Marsolais et Henri-Louis Deschênes organisaient à Saint-Liguori, pour une septième année consécutive, une fête dans l'esprit traditionnel. Cette rencontre comprenait un pique-nique, une messe et une soirée folkloriques.

Quelques 200 personnes en provenance de la région (membres de l'Association Folklorique de Lanaudière), mais également de la Mauricie, des Basses-Laurentides, de Laval et de Montréal, répondaient à l'invitation.

 
L'église de Saint-Liguori.
     

 

Le chœur Les Semeurs de joie.

   

Les paroles de cette messe ont été composées par Marcel Brûlé sur des airs de folklore à l'occasion du 25e anniversaire de vie française organisé à Cambridge-Galt (Ontario). La première célébration de cet office religieux a eu lieu le 26 septembre 1982.

À son arrivée dans Lanaudière en 1989, Marcel Brûlé forme une chorale réunissant des personnes du troisième âge : Les Semeurs de joie. Son répertoire est composé de chansons d'époque et de folklore québécois. C'est à ce chœur que sera confiée dorénavant la tâche d'interpréter cette messe unique en son genre.

 

     

 

Après la communion, les danseurs et musiciens ont pris la relève.
 

 

La messe se termine sur une danse au cours de laquelle tous les musiciens présents se retrouvent devant l'autel jouant à l'unisson et invitant les fidèles à se lever et à danser dans l'allée centrale en compagnie du célébrant.

La fête peut commencer. Les participants se déplacent vers la salle municipale où, durant des heures, musique, chansons et danses permettront de partager dans la simplicité et la générosité la joie d'être ensemble.

 

     
       

Rien de compliqué ni d'artificiel, seulement un plaisir contagieux de faire en groupe de la musique et un bonheur tout aussi communicatif de répondre par la danse à l'invitation des musiciens.

   

Et dire qu'il n'y a pas si longtemps, le clergé ne voyait pas d'un très bon œil ces rapprochements festifs !

       

   

 

Dans le respect et l'humilité, tous se prêtent au jeu sans craindre d'être jugés ou regardés de travers. C'est en amateur, en amateur passionné cependant, que l'on joue et danse avec les autres dans le but de s'amuser et surtout pas d'impressionner.

Chacun à sa manière, de par la qualité de sa présence et de sa participation, devient un porteur de tradition, mais également un porteur de valeurs remplies d'humanité.

C'est beaucoup cela la musique traditionnelle !